IBM DÉVOILE SUMMIT, LE SUPERCALCULATEUR LE PLUS PUISSANT AU MONDE (POUR LE MOMENT)

ÉCRIT PAR MATTHIEU S. | 12 JUIN 2018 À 17H18 | 21056 BIMS

Dans l’interminable course en avant que mènent la Chine et l’US sur le terrain des supercalculateurs et les domaines de recherche en IA et du deep learning, un nouveau pas vient d’être franchi. Alors que la Chine n’a eu de cesse d’affirmer sa domination en la matière au cours de ces dernières années après avoir pris les devants sur les Américains, la balle revient pour la première fois depuis 2012 dans le camp du bien de Trump. Et c’est grâce au géant IBM et son supercalculateur Summit construit en partenariat avec l’Oak Ridge National Laboraty du département US de l’énergie.

Une grosse bestiole affichant des performances théoriques FP64 de 200 pétaFLOPS, et de 3 exaFLOPS disponibles pour les applications IA et deep learning en précision mixte. Au total, Summit pourra donc effectuer théoriquement environ 200 000 milliards de calculs par seconde. À titre de comparaison, le précédent supercalculateur majeur aux US – Titan – offrait “seulement” 27 pétaFLOPS, et le supercalculateur Chinois Sunway TaihuLight environ 125 pétaFLOPS.

ibm supercalculateur summit ornl

Un assemblage de 4608 serveurs qui aura nécessité à l’ORNL plusieurs années à construire. Un seul serveur s’articule autour de deux processeurs Power9 d’IBM, chacun disposant de 22 cœurs, soit un total de 202 752 cœurs sur l’ensemble de Summit. Le support de 4 threads matériels par cœur permet aussi d’atteindre la somme fabuleuse de 176 threads CPU par serveur.

Tout ce petit monde est également accompagné de 10 petaoctets de RAM, 512Go de DDR4 par serveur, le jackpot pour le fournisseur de RAM qui a réussi a décrocher le contrat. Sans surprise, Summit profite aussi des derniers GPU Tesla V100 de NVIDIA à base de l’architecture Volta et de 16Go d’HBM2, spécialisées entre autres pour le machine learning. Chaque serveur est équipé de six Tesla V100, ce qui nous amène à un cumul de 27 648 GPU ! Un chiffre permettant à NVIDIA d’affirmer que 95% de la puissance de calcul de Summit sont bien le fruit du travail de leurs GPU.

ibm supercalculateur summit nodeEt ça ressemble à ceci ! 

Summit permettra notamment aux chercheurs d’entraîner et d’opérer des réseaux neuronaux tout en traitant une quantité phénoménale de données, IBM et l’ORNL s’attendent déjà à une forte demande d’usage du supercalculateur par les scientifiques et les chercheurs de tout horizon. Oak Ridge National Laboratory a d’ailleurs annoncé un emploi du temps déjà bien chargé entre de la recherche sur le cancer, l’énergie de fusion ou encore le traitement des addictions.

Enfin, le département US de l’énergie travaille également sur une version “miniature” de Summit, baptisée Sierra. Au programme, seulement 4 Tesla V100 par serveur et une puissance de calcul maximale de 125 pétaFLOPS. Sierra devrait faire ses débuts un peu plus tard dans l’année. (Source)

https://www.comptoir-hardware.com/actus/business/36569-ibm-devoile-summit-le-supercalculateur-le-plus-puissant-au-monde-pour-le-moment.html#ragots

Supercalculateurs : avec IBM, les États-Unis gardent l’avantage au Top500

Ariane Beky, 19 novembre 2019, 14:32CLOUDDATA & STOCKAGEDATACENTERS Facebook4 Twitter Linkedin1

Avec Summit et Sierra, deux supercalculateurs conçus par IBM, les États-Unis dominent en puissance. Mais la Chine a davantage de machines classées.

La 54e édition du Top500 des supercaculateurs est sortie. Au sommet, Summit et Sierra, deux systèmes conçus par IBM et équipés de processeurs Power9 et de GPU Nvidia Tesla V100, ont conservé les deux premières positions.

Pour le Oak Ridge National Laboratory (ORNL) américain, le Summit affiche désormais une vitesse de calcul de 148,6 pétaflops (ou 148,6 millions de milliards d’opérations à virgule flottante par seconde).

Le système Sierra, également conçu par IBM, cette fois pour le Lawrence Livermore National Laboratory (LLNL), arrive en seconde position avec 94,6 pétaflops.

Il devance de peu le Sunway TaihuLight (93 pétaflops toujours). Ce système a été développé par le Centre national chinois de recherche en ingénierie et technologie informatique parallèle (NRCPC) et installé au Centre national de calcul intensif de Wuxi.

Le Tianhe-2A chinois et le Frontera (un système Dell C6420) sont aussi dans le top 5 :

1. Summit (États-Unis), 148,6 pétaflops
2. Sierra (États-Unis), 94,6 pétaflops
3. Sunway TaihuLight (Chine), 93 pétaflops
4. Tianhe-2A (Chine), 61,4 pétaflops
5. Frontera (États-Unis), 23,5 pétaflops

France 4e en nombre de machines

La performance d’ensemble des systèmes du Top500 est maintenant de 1,65 exaflops. Quant au niveau d’entrée au classement, il est passé de 1,02 pétaflops en juin 2019 à 1,04 pétaflops aujourd’hui.

Si la Chine n’abrite plus depuis l’été 2018 le supercalculateur le plus puissant au monde, elle a davantage de machines (227) classées au Top500 que les États-Unis (près de son plus bas niveau historique à 118 systèmes).

Le Japon reste à la troisième place en volume (avec 29 supercalculateurs au classement), suivi par la France (18 machines en production, dont l’Occigen2 d’Atos pour le GENCI-CINES), l’Allemagne (16), les Pays-Bas (15), l’Irlande (14) et le Royaume-Uni (11).

Du côté des fournisseurs, le groupe chinois Lenovo (174 machines au classement) devance Sugon (71), Cray/HPE (avec un ensemble de 71 machines également) et Inspur (65).

(crédit photo : Carlos Jones/ORNL / licence CC by 2.0)

https://www.informatiquenews.fr/ibm-sort-son-portefeuille-et-soffre-instana-et-truqua-74956

Leave a Reply

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.