Gestion de projet : 25 méthodes pour bien s’organiser

Alexandra Patard / Publié le 4 janvier 2021 à 10h36

Méthodes agiles, diagramme de GANTT, Kanban, PERT, Prince2, Scrum, SMART, Waterfall… Découvrez 25 méthodes et techniques de gestion de projet pour améliorer votre productivité.

En adoptant une méthode de gestion de projet, vous apportez un cadre et une structure pour bien organiser l’ensemble des tâches à réaliser. Le but : atteindre ses objectifs en respectant les délais et répondre aux attentes du client ou de l’entreprise. Chacune présente des caractéristiques propres. Pour choisir la méthode de gestion de projet la mieux adaptée à vos besoins, il convient de définir le périmètre du projet (objectifs, ressources, budgets, échéance), l’environnement de travail (flexibilité ou cadre plus rigide) et si le client doit être impliqué ou non dans les différentes phases du processus.

1. Les méthodes agiles

Très utilisées en entreprise, les méthodes agiles présentent de nombreux avantages. Elles apportent plus de flexibilité et une meilleure pertinence sur le choix des tâches à réaliser. Les méthodes agiles permettent à l’équipe d’être plus réactive et de s’adapter plus facilement aux besoins du client, qui sont placés au centre des priorités.

Il n’y a pas une, mais des méthodes agiles, qui partagent les mêmes principes :

  • Les individus et leurs interactions plus que les processus et les outils
  • Des logiciels opérationnels plus qu’une documentation exhaustive
  • La collaboration avec les clients plus que la négociation contractuelle
  • L’adaptation au changement plus que le suivi d’un plan

Ces principes peuvent être appliqués à travers l’application de diverses méthodes, dont certaines sont présentées plus en détail dans cet article, telles que :  Scrum, Kanban, Scrumban, Feature Driven Development (FDD), eXtreme Programming (XP), Lean Software Development, Adaptive Project Framework (APF), Crystal Clear.

L’application de méthodes agiles poussent généralement les équipes à découper davantage les projets et les tâches, qui sont ensuite réalisées lors de cycles courts (itérations). Les échanges avec les clients sont également plus nombreux et l’équipe est capable de s’adapter plus rapidement pour répondre à ses problématiques.

2. La méthode APF : Adaptative Project Framework

Cette méthode adaptative s’appuie sur l’apprentissage lié aux expériences passées. Les objectifs stratégiques du projet sont définis à partir d’une structure de répartition des exigences (Requirements Breakdown Structure) selon les fonctions, les sous-fonctions et les fonctionnalités du produit à réaliser. Le projet se déroule en suivant des étapes itératives. Les équipes s’appuient sur les résultats des étapes précédentes pour améliorer le processus et les pratiques tout au long du cycle de vie du projet. Son périmètre peut ainsi évoluer pour apporter une valeur ajoutée sur le produit final.

3. La méthode CCPM : Critical Chain Project Management

En suivant la méthode CCPM, vous établissez un calendrier de votre projet, qui vous permet d’identifier une « chaîne critique » de tâches à effectuer. Ainsi, vous pouvez allouer les ressources nécessaires à ces actions prioritaires, au moment où elles seront disponibles et quand vous en avez le plus besoin. L’avantage : cette meilleure gestion du temps vous évite de prendre inutilement du retard pendant la réalisation de votre projet. Si cette méthode n’est pas adaptée aux projets avec une date d’échéance à court terme, le CCPM vous aide à établir un calendrier avec des délais réalistes et fiables en vue de la livraison finale de votre produit.

4. La méthode CPM : Critical Path Method

Contrairement à la méthode de la chaîne critique, celle du chemin critique met l’accent sur le processus le plus court à adopter pour mener à bien un projet. En suivant le CPM, vous identifiez l’ensemble des « tâches critiques » à accomplir ainsi que leur temps d’exécution, afin de respecter les délais de livraison. Lorsque les tâches les plus importantes sont réalisées, les équipes peuvent ensuite se concentrer sur d’autres actions dépendantes, estimées comme étant moins prioritaires. Cette méthode permet de tracer son chemin critique jusqu’à la réalisation finale du projet. Les avantages de la méthode CPM : établir des priorités, affecter des ressources aux tâches les plus importantes et un suivi minutieux de leur temps de réalisation. Le CPM peut fonctionner avec le diagramme de PERT (Program Evaluation and Review Technique).

5. La méthode Crystal Clear

Contrairement à la plupart des processus de gestion de projet, la méthode Crystal Clear accorde une plus grande importance aux membres de l’équipe, leurs compétences ainsi que leurs interactions, entre eux et avec le responsable du projet. Le cadre qui permet d’encadrer sa réalisation est ici plus léger, même s’il doit néanmoins respecter un minimum de contraintes : un accès direct aux utilisateurs, des livraisons mensuelles, une communication fluide et non formalisée, une vision claire de la stratégie, des réflexions d’améliorations partagées et des tests automatisés.

La méthode Crystal Clear est destinées aux petites équipes de développement, généralement composées d’un architecte et de 2 à 6 développeurs, situés à proximité afin de faciliter le travail en équipe et les échanges. Des tableaux blancs et des post-it peuvent servir de support pour que tous les membres puissent avoir accès aux mêmes informations. Cette méthode permet aux membres de se remettre en question tout au long du projet pour améliorer leur façon de travailler.

6. La méthode FDD : Feature Driven Development

La méthode FDD accorde une grande importance à la phase de conception et du développement des fonctionnalités d’un produit. Elle se déroule en plusieurs itérations courtes, ponctuées de tests utilisateurs. Après la définition globale du projet à réaliser, l’équipe liste les fonctionnalités nécessaires à développer. Celles-ci sont rassemblées en fonction de leurs caractéristiques communes et un ordre de priorités est établi pour leur réalisation. L’avantage de la méthode FDD : une meilleure gestion des risques pour obtenir un produit livrable fiable.

7. Le diagramme de GANTT

Il s’agit d’un outil de gestion de projet très pratique, qui facilite l’organisation en mettant en avant les différentes étapes et leur enchaînement. Il se compose de 3 éléments :

  • la colonne de gauche liste l’ensemble des tâches à mener,
  • chaque ligne représente une tâche, qui prend la forme d’un rectangle correspondant à la durée estimée pour la réaliser,
  • un axe horizontal, qui est gradué en unités de temps, avec une date de début (à gauche) et de fin (à droite).

Cette vision graphique et globale du projet apporte une meilleure visibilité sur les actions à attribuer en fonction des ressources disponibles tout au long du processus. Autre avantage du diagramme de GANTT : il s’adapte à tous les projets et tous les secteurs d’activité.

8. La méthode Ivy Lee

Plus de cent ans après sa création (en 1918), cette méthode simple et efficace vise à améliorer votre productivité. Il s’agit ici de se concentrer sur une série de 6 tâches, par ordre d’importance que vous priorisez la veille pour le lendemain. Chacun d’elle doit être terminée pour passer à la suivante. Lorsque celles-ci ont été exécutées, créez une nouvelle liste pour le jour suivant, en intégrant les tâches qui n’ont pas pu être effectuées au cours de la journée.

L’avantage de la méthode Ivy Lee : vous réduisez votre « charge mentale professionnelle ». Une fois que vous avez listé vos 6 tâches à réaliser pour le lendemain, vous pouvez éteindre votre ordinateur et laisser vos dossiers au travail, physiquement autant que mentalement.

9. La méthode Kanban

Si vous souhaitez éviter que les tâches de votre projet ne restent indéfiniment au statut de « travail en cours », la méthode Kanban est faite pour vous. Elle s’appuie sur une représentation visuelle du flux de travail de l’équipe, sous forme de cartes (kanban en japonais) pour mieux suivre l’état d’avancement du projet. Des notes autocollantes sont utilisées sur un tableau, ou leur équivalent en ligne comme l’outil Trello.

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Le principe de la méthode Kanban : améliorer la rapidité de l’exécution d’une tâche en limitant le nombre d’actions en cours à réaliser tout en garantissant la qualité de livraison du produit final. Cette méthode est adaptée pour les environnements techniques opérationnels ou de maintenance, qui nécessitent un rendement régulier. L’aperçu visuel de l’ensemble des tâches en cours et à réaliser facilite la redéfinition des priorités, permet de prévenir le blocage du projet en cas de découverte d’obstacles au cours du processus, et aide ainsi à améliorer l’efficacité du travail de l’équipe.

10. La méthode Lean

Cette méthode a pour objectif l’amélioration continue des performances en éliminant les pertes. La communication, le travail d’équipe, l’utilisation efficace des ressources et la chasse au gaspillage font partie des principes fondamentaux de la méthode Lean. Elle facilite également la réduction du budget, tout en maintenant des délais de livraison rapides et la qualité du travail réalisé. La philosophie du Lean: faire plus avec moins.

Pour cela, il convient d’identifier les 3 types de dysfonctionnements rencontrés en entreprise, appelés les 3Ms :

  • Muda : le gaspillage à éradiquer, car il n’apporte aucune valeur ajoutée, peut faire perdre du temps en alourdissant inutilement le processus,
  • Mura : l’irrégularité à bannir, pour éviter toutes variations et des situations déséquilibrées,
  • Muri : l’excès, qui implique des contraintes matérielles ou des efforts inutiles de la part des membres d’une équipe.

11. La méthode PERT : Program Evaluation and Review Technique

Il s’agit d’une méthode de gestion de projet, qui est le plus souvent utilisée dans les environnements industriels ou de production. Elle permet de représenter graphiquement les différentes étapes du projet, sous la forme d’un diagramme en réseau, afin de mieux visualiser les tâches à réaliser et ainsi faciliter leur planification en fonction des priorités, du temps d’exécution et de leur interdépendance. L’objectif de la méthode PERT : trouver la meilleure organisation possible pour mener à bien son projet dans les meilleurs délais.

Le diagramme de PERT aide le responsable du projet à identifier le maillage des tâches pour mieux les attribuer, à travers un calendrier et un budget défini. Chacune des tâches listées dans le diagramme doit comporter une date de début et une date de fin au plus tôt et au plus tard. De cette manière, la méthode PERT permet d’établir le chemin critique, qui définit la durée minimale du projet.

12. La méthode PMBOK : Project Management Body of Knowledge

Le PMBOK, rédigé par le Project Management Institut (PMI), est considéré comme le guide de référence de la gestion de projet. Il définit les normes, les fondamentaux, ainsi que les bonnes pratiques à connaître pour les professionnels du web. Le PMBOK en tant que méthode se présente en 5 phases, qui correspondent au cycle de vie traditionnel d’un projet : le lancement, la planification des tâches, l’exécution, le contrôle et la clôture. Pour mettre en pratique le PMBOK, il convient de l’adapter en fonction des données spécifiques du projet (objectif, calendrier, charge de travail, budget).

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13. La technique Pomodoro

Lancée à la fin des années 1980 par Francesco Cirillo, cette méthode consiste à choisir une tâche, rester concentré dessus pendant 25 minutes, puis de s’accorder une pause de 5 minutes. Notez le nom de la tâche réalisée et le temps passé. Recommencez avec une nouvelle tâche pendant à nouveau 25 minutes, et ainsi de suite pour effectuer 4 cycles de travail. La technique Pomodoro permet d’éviter de perdre du temps inutilement, de vous disperser en essayant de mener de front plusieurs tâches en même temps.

14. La méthode Prince2 : PRojects IN Controlled Environments, version 2

Méthode populaire de management de gestion de projet complète et maîtrisée, Prince2 met l’accent sur la structure du projet et apporte un cadre pour contrôler minutieusement chacune de ses étapes. Chaque phase du projet comporte son propre processus à suivre, de sorte que rien n’est laissé au hasard. L’objectif : garantir la livraison du projet dans les délais impartis, en respectant le budget qui lui a été alloué, en gérant les risques et en assurant la qualité du produit final.

Prince2 repose sur 7 principes fondamentaux :

  • Le projet répond à un besoin clairement défini avec des résultats atteignables et une évaluation détaillée des coûts engendrés.
  • Chaque étape permet d’améliorer le processus de travail. Ces leçons sont consignées à la fin de chacune des phases du projet.
  • Les rôles et les responsabilités de tous les membres du projet sont définis précisément.
  • Les différentes phases du projet sont séquencées avec des révisions, afin de vérifier que sa réalisation est conforme aux besoins du client.
  • Un comité de pilotage établit les exigences générales (durée, coût, risque, périmètre), tandis que le chef de projet est chargé de gérer les tâches quotidiennes.
  • Un registre de qualité est mis en place pour juger la conformité des livrables en fonction des exigences définies au préalable.
  • La méthode s’adapte en fonction du projet, sa taille ou encore le nombre de personnes qui collaborent pour le mener à bien.

Cette méthode a été créée à la fin des années 1980 par le gouvernement britannique pour la gestion de ses projets informatiques, avant d’être mise à jour en 1996 par un groupe d’experts, afin de l’adapter à un plus grand nombre de secteurs d’activités.

15. La méthode PRiSM : PRojects integrating Sustainable Methods

PRiSM est une méthode écologique, qui vise à intégrer les principes du développement durable au sein de la gestion de projet et sa planification. Concrètement, il s’agit de conduire et réaliser un projet tout en réduisant l’impact environnemental de l’entreprise. Les leviers à mettre en œuvre sont multiples : diminution des dépenses énergétiques, une meilleure gestion des déchets et une baisse des coûts de distribution.

16. La méthode RUP : Rational Unified Process

Cette méthode, qui est utilisée pour la création de logiciels, combine les pratiques classiques et agiles de la gestion de projet. L’objectif de la méthode RUP : la réduction des déchets et des coûts de développement. Elle s’appuie sur une série d’itérations et se présente en 4 phases : le lancement, la conception, la réalisation et la livraison.

À noter qu’une version simplifiée de la méthode RUP existe : elle se nomme Agile Unified Process (Agile UP ou AUP). C’est une méthode de développement d’applications métier, qui utilise plusieurs  techniques : le développement piloté par les tests (Test Driven Development ou TDD), par le modèle (Model Driven Development ou MDD) et la gestion du changement.

17. La méthode SAFe : Scaled Agile Framework

Grâce à son framework, cette méthode de management agile lancée en 2011 permet de dépasser le simple cadre d’une équipe pour l’intégrer au sein de la stratégie globale d’une organisation. C’est la raison pour laquelle SAFe est considérée comme une méthode permettant de faciliter l’agilité à l’échelle de l’entreprise, en apportant davantage de flexibilité et la transversalité au sein des équipes. L’objectif : favoriser la transformation de l’entreprise en implémentant les valeurs agiles dans tous les départements, au-delà de la DSI ou du service de R&D. La méthode SAFe intègre les principes et les pratiques agiles, lean, DevOps, et, dans sa version 5.0, ceux du design thinking.

La méthode SAFe 5.0. © Scaled Agile

18. La méthode Scrum

Plébiscitée par les équipes de développement logiciel, la méthode Scrum est un dérivé de la gestion de projet agile. Elle se caractérise par des itérations appelées « sprints », d’une durée pouvant aller d’une à quatre semaines, et des réunions quotidiennes debout, pilotées par un scrum master. Ces « mêlées » ont pour objectif de suivre l’état d’avancement du projet. À l’issue de chaque sprint, l’équipe analyse la manière dont le travail a été effectué et évalue les points à améliorer en vue de la session suivante. La méthode Scrum est adaptée pour de petites équipes, autonomes, et permet de livrer un produit final dans des délais de livraison courts.

19. La méthode Scrumban

Cette méthodologie est un autre modèle de gestion de projet hybride, qui s’appuie sur la flexibilité du Kanban et la structure de Scrum. Scrumban s’appuie sur le principe de planification à la demande. Si les sprints sont ici supprimés, les revues et les rétrospectives sont maintenues dans le but d’améliorer le processus de travail suivi. La méthode Scrumban offre une plus grande flexibilité et permet de s’adapter plus facilement aux évolutions constantes d’un projet.

20. La méthode Six Sigma

Développée par la société américaine Motorola, la méthode Six Sigma a pour objectif d’améliorer la qualité d’un produit, en réduisant le nombre de défauts (ou de bugs pour le développement de logiciels). Elle vise à identifier les points d’amélioration avant que les problèmes n’apparaissent, optimiser le processus de production et ainsi augmenter les profits.

Cette méthode repose sur 5 étapes rassemblées dans l’acronyme DMAIC :

  • Définir : comprendre le problème à résoudre, les besoins du client, les objectifs à atteindre,
  • Mesurer : collecter des données, évaluer la performance, définir les moyens de progression,
  • Analyser : identifier les problèmes, trouver des solutions pour combler l’écart entre la situation actuelle et les objectifs du client,
  • Améliorer : mettre en place ces solutions pour atteindre les objectifs fixés,
  • Contrôler : suivre les solutions mises en place pour éviter tout retour en arrière.

Il existe également un dérivé de cette méthode : Lean Six Sigma. Elle combine l’efficacité du Lean, en évitant le gaspillage, avec le processus d’amélioration continue de Six Sigma. L’objectif : le projet doit être efficace, rentable et répondre aux besoins du client.

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21. Les objectifs SMART

Lors du lancement d’un projet, il est nécessaire de se fixer des objectifs. Créé par George T. Doran, ce mnémotechnique permet de définir les objectifs les mieux adaptés pour la réussite d’un projet. Ces objectifs doivent être clairs, compréhensibles et facilement mesurables à l’aide d’un ensemble d’indicateurs, comme le décrit l’acronyme S.M.A.R.T. :

  • Spécifique (ou Simple),
  • Mesurable,
  • Atteignable (ou Acceptable),
  • Réalisable,
  • Temporellement défini (ou délimité dans le Temps).

22. La méthode des 2 listes de Warren Buffet

En suivant cette autre technique, vous restez concentré sur les projets et les tâches qui sont les plus importantes, en les séparant en deux listes distinctes :

  • Listez vos projets et vos objectifs,
  • Entourez les 3 à 5 éléments les plus importants et placez-les dans une première liste : il s’agit de votre todolist principale,
  • Glissez les éléments non entourés dans une seconde liste.

Cette deuxième liste correspond aux tâches que vous devez éviter de réaliser tant que celles de la première liste n’ont pas été terminées.

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23. La méthode Waterfall

La méthode en cascade ou Waterfall correspond à une approche traditionnelle de la gestion de projet. Elle implique que les objectifs et le calendrier du projet soient clairement définis. Les tâches sont réalisées les unes après les autres de manière séquencée, sans retour en arrière. Si cette méthode laisse peu de place aux changements ou aux imprévus pendant le déroulement du projet, elle a l’avantage de fournir une vision claire dès son lancement, avec un planning qui sera rigoureusement suivi par les équipes tout au long des différentes phases. La méthode Waterfall peut aussi apparaître sous l’acronyme SDLC pour Software Development Life Cycle.

Dans le prolongement de la méthode de gestion de projet dite en cascade, on retrouve le cycle en V (ou V model). La lettre V représentante graphiquement cette méthode, avec une phase descendante (la conception du produit), puis sa réalisation, et une phase ascendante (la validation). Le cycle en V permet d’éviter des allers-retours inutiles entre ces différentes étapes. Peu flexible, cette méthode garantit la conformité des livrables avec les exigences initiales du client.

24. La méthode WBS : Work Breakdown Structure

Cette technique de gestion de projet repose sur le découpage des tâches en plusieurs niveaux hiérarchiques : le projet mère, des tâches enfants et des sous-tâches. Cette méthode facilite l’identification de l’ensemble des éléments à planifier et des livrables à produire pour mener à bien un projet. Elle apparaît généralement sous la forme d’un organigramme, qui permet de visualiser la structure globale du projet ainsi que la dépendance entre les différentes tâches à réaliser.

La méthode WBS a été développée en 1987 par le PMI à partir de pratiques observées à la NASA. Elle figure ainsi dans le guide PMBOK, Project Management Body of Knowledge. On retrouve également le WBS sous le nom OTP (Organigramme des Tâches du Projet) ou SDP (Structure du Découpage du Projet).

25. La méthode XP : eXtreme Programming

Autre technique dérivée des méthodes agiles parmi les plus utilisées en entreprise avec Scrum, la méthode XP a pour objectif d’améliorer la qualité des logiciels développés tout en assurant la réactivité face aux besoins évolutifs du client. Elle présente des caractéristiques communes à Scrum, avec des sprints courts, une planification des tâches très souple et l’intégration du client au sein du projet. Parmi les spécificités de la méthode XP, on peut noter : le développement piloté par les tests, des binômes de développeurs pour relire le code en temps réel et son intégration continue.

Le nom de cette méthode de gestion de projet spécifique au développement de logiciel vient du fait que les valeurs de l’agilité sont ici poussées à l’extrême, afin de s’adapter et satisfaire au mieux les attentes du client ainsi que les objectifs fixés.

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